Il s'agit d'une traduction libre du terme anglais "media facade", un terme assez proche mais qui est encore plus restrictif est : "urban screen".
Deux exemples d'ouvrages récents sont consacrés à ce sujet :

Ag4 - Media Facades (Daab Architecture & Design) , qui présente essentiellement les travaux de l'agence ag4.

Media Facades - History, Technology, Content, par Hank Haeusler, dont le contenu est plus complet, et qui recouvre un vaste panel de projets.
Ces deux ouvrages sont intéressants car ils me semblent traduire par leur contenu toute l'imperfection du terme façade média. La présence du mot "média", qui semble sous-entendre que ces dispositifs sont avant un outil de communication, avec la porte grande ouverte vers des applications "marketing" et la publicité, une sorte de généralisation du phénomène "Time Square". Le positionnement de l'agence ag4, qui se définit elle-même comme mediatecture company®, confirme d'ailleurs cette impression.
Sans rentrer dans des débats éthiques liées à des considérations économiques (comment financer ces dispositifs couteux autrement que par la publicité ?), il semble que cet usage soit très réducteur par rapport aux usages possibles de ce type de façade, qui traduit avant tout il me semble la volonté de qualifier autrement l'interface que constitue la façade en mettant en place des nouveaux types de relation entre intérieur et extérieur, entre le bâtiment et son environnement urbain.
Le deuxième ouvrage, au contraire, déborde d'exemples qui sortent du champ des façades média, puisqu'il s'agit parfois de projets à l'échelle de l'architecture d'intérieur qui sont des scénographies interactives, voire des installations artistiques, qui témoignent du dynamisme actuel de cette tendance à toutes les échelles des projets architecturaux et montrent les limitations du terme "media façade".
Voyons maintenant quelques exemples de projets :
dexia tower, Brussels, par lAb[au]
Twist and Turns, Uniqa Tower, Vienna
Ce projet joue plus radicalement avec nos sens et notre rapport à l'espace en déformant la géométrie de la tour, du moins telle que nous la percevons...
un autre projet du même auteur : Postdamer Platz, Berlin :
une façade qui suit le même principe mais en travaillant sur la réflexion de la lumière :
Pour compléter la discussion et les exemples :
Conférence sur les "urban screens" au medialab de Madrid
festival media facade 2008
festival urban screen
à noter que des projets me semblent participer de ce même mouvement sans pour autant utiliser de procédé technologique (ex : de la façade qui vibre au vent)
Tous ces projets témoignent d'une volonté d'instaurer un rapport dynamique entre un bâtiment et son environnement, une façon peut-être d'affirmer un nouveau rapport plus en harmonie entre la "nature" et le "construit". Le développement des nouvelles technologies semble renforcer cette tendance à vouloir sublimer des phénomènes naturels qui sinon resteraient masqués (ici la turbulence du vent)
La vidéo suivante en témoigne :
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